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Le bouleversement du paysage médiatique s’accélère

Le 06 Oct. 2015

Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton comptent racheter, à bas prix, de nombreux titres d’une presse en grande difficulté

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Les trois remuants patrons viennent de créer le fonds Media One qui sera doté d’un trésor de guerre de 500 millions d’euros pour racheter des médias. Le message, rapporté par le Figaro, est très clair.

Les grandes manœuvres ont commencé également avec Patrick Drahi et Vincent Bolloré. Il faut dire que la presse traditionnelle est en très grande difficulté et ne survit que sous perfusion annuelle de millions d’euros de subventions et d’aides diverses déversées par l’Etat et les collectivités territoriales.

Ce qu’il faut savoir…


PIGASSE
Matthieu Pigasse

Xavier Niel (ci-dessus), patron de Free, et le banquier Matthieu Pigasse se sont déjà associés (avec Pierre Bergé) pour prendre le contrôle du groupe Le Monde (Le Monde, Télérama, Courrier International…) et du Nouvel Obs.

Quant à Pierre-Antoine Capton, il est à la tête de Troisième Oeil Productions. Le N°1 de la production TV indépendante en France réalise notamment « C à vous » sur France 5 et « Zemmour et Naulleau » sur Paris Première.

 


DRAHI
Patrick Drahi,

Pour le Figaro, la création de Media One s’inscrit dans le « tourbillon de rachats de médias en France, bradés à bas prix ».

C’est ainsi que Patrick Drahi, propriétaire de Numéricable-SFR, a fait l’acquisition de Libération, du groupe L’Express-L’Expansion et de NextRadioTV (BFMTV, RMC…).

 


BOLLORE
Vincent Bolloré

De son côté, Vincent Bolloré, patron de Vivendi, a repris en main Canal+ et compte prendre le contrôle de plusieurs grands médias.

Par ailleurs, le Figaro, propriété de Serge Dassault, doit racheter un très gros opérateur sur Internet, CCM Benchmark.

 


DASSAULT
Serge Dassault

L’ambition de Media One est de créer un groupe de médias de dimension européenne pour rivaliser avec les géants que sont Vivendi, Springer et Bertelsman.

Cette SPAC (Special purpose acquisition company), qui a donc pour seul objet de procéder à des acquisitions, devrait commencer par ferrer un gros poisson avant de racheter d’autres titres français.

Avec la révolution Internet, c’est tout le paysage médiatique français qui devrait être recomposé à vitesse accélérée dans les prochains mois.

4 commentaires au sujet de cet article

  1. Tout va se passer sur internet. Ce n’est pas un hasard, si ces patrons se préparent à ramasser pas cher les restes d’une presse malade pour construire de nouveaux médias. Il faut s’attendre à des surprises importantes, y compris dans notre région.

  2. Je ne comprends pas comment ils peuvent s’intéresser à des journaux ou des magazines qui sont dans la même situation catastrophique qu’Air France : incapables de faire les adaptations sociales pénibles mais indispensables pour survivre, alors que le modèle économique ancien est déjà périmé.

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