La semaine dernière, huit sénateurs de droite et de gauche ont présenté un rapport qui conclut à la nécessité de geler les LGV dont le coût est « excessif », au profit de la modernisation du réseau ferroviaire.
Dans le collimateur des parlementaires, les projets de grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse et entre Bordeaux et Dax, mais également entre Poitiers et Limoges, ainsi que entre Montpellier et Perpignan. Les sénateurs en question demandent de différer la construction de ces lignes pendant au moins une quinzaine d’années.
Les réactions de plusieurs élus de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie n’ont pas tardé, notamment le maire de Toulouse qui juge indispensable qu’une telle métropole soit reliée au Nord et au Sud par des trains à grande vitesse. Il faut avouer que la Ville Rose est particulièrement mal servie sur ce plan.
Dans le même temps, les élus des deux Régions ont rencontré le Landais Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des Transports, pour étudier des solutions de financement. Sur ce plan, la situation reste particulièrement complexe sachant que les collectivités locales ont bloqué leur participation financière et ne semblent pas prêtes (mais pas du tout) à sortir leur carnet de chèque.
Bref, le feuilleton se poursuit. Et si Bordeaux va bénéficier de la LGV dès l’année prochaine, Toulouse et Dax risquent d’attendre encore bien longtemps. A suivre…




Un groupe de sénateurs? J’aimerais connaître leurs noms. Je ne doute pas qu’il s’agisse d’une initiative de Monsieur Savary. C’est sûr, ceux qui en bénéficient ne voient pas l’intérêt de dépenser pour les autres qui ont payé pour eux !
Qui aurait dit que les sénateurs pouvaient avoir un éclair de lucidité. Ce n’est en tout cas pas le cas de nos petits barons locaux. Eux sont toujours restés coincés et dans leur petit monde, et dans le siècle dernier.
A Toulouse prétendre que la LGV sera le développement c’est aussi stupide que de penser que Dax pourrait bénéficier de la LGV. En effet, toutes les études faites à postériori démontrent l’erreur de ces affirmations. Mais pour cela encore faut il sortir du monde des idées reçues et entrer dans la réalité. Toulouse est une des villes de sa catégorie qui s’est le plus développée ces dernières années alors qu’elle n’avait pas de LGV. Par contre Lille qui est sur deux LGV internationales, et qui possède le seul réseau SRGV de France est en net recul. Reims, comme Lyon, et d’autres villes LGV, ne sont pas particulièrement performantes. Mais, pour admettre cela, encore faudrait il lire ces études, et se remettre en cause.