Il y a des jours, comme ça, où on se demande combien sont payés certains “penseurs” pour pondre des inepties pareilles. Et quand on dit “penseurs”, n’oubliez pas d’y placer une note goguenarde que nous tenons à ajouter au propos.
Les fameux, pointés par l’ire du jour, s’appellent Martin Malvy, président du Conseil régional Midi-Pyrénées, et Alain Lambert, président du Conseil général de l’Orme. Ou comment, tels des kamikazes de la première heure, se tirer une balle dans le pied, ou mieux se faire hara-kiri.
Certainement endormis par les expertises de l’Inspection générale des Finances, des Affaires sociales et de l’Administration, certainement stressés par l’obligation pour la France de trouver, dans un chapeau ou ailleurs, 50 millions d’euros avant 2017, voilà que les deux “penseurs” ont rendu un rapport confidentiel (et il vaut mieux pour leur peau qu’il le reste, sous peine de voir leurs collègues les haïr au bas mot, les mettre sur la liste noire des inimitiés définitives au mieux) à l’Elysée ce 3 mars.
Ce qu’il faut savoir…
Que propose ce fameux rapport, intitulé “Pour une maîtrise collective des dépenses publiques” ? C’en serait risible si ce n’était vrai. Amis élus de collectivités locales, détournez le regard, vous allez en faire une jaunisse.
Mise en bouche : un gel en valeur des dépenses jusqu’en 2017. Donc, si l’on compte sur l’inflation (et on peut compter sur elle assurément), une réduction drastique des interventions. Mais attendez, le plat principal est de choix : coup de rabot sur les investissements, les aides sociales et le personnel.
Ça vous reste sur l’estomac ? Alors en dessert, vous apprécierez d’apprendre que si l’engagement n’était pas respecté, les maires perdraient la gestion de leurs budgets, auraient interdiction d’augmenter leurs impôts locaux, et digestif offert par la maison, seraient placés sous tutelle de l’Etat !
Adieu décentralisation chérie, adieu sacro-sainte Constitution (car évidemment, pour ratifier tout cela, il faudrait appliquer une petite révision constitutionnelle, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?).
Allez, avant de déclencher un ulcère, dites-vous que nos élus, députés et sénateurs, ne sont pas prêts de voter un truc (c’est le mot qui convient) pareil, ou alors le masochisme à la française deviendrait tendance !
On peut même penser que le président François Hollande, feu président du Conseil général de Corrèze, ne va pas donner suite à ce galimatias, pardon ce rapport. Mais tout de même, la vraie question, c’est : à quoi pensent Martin Malvy et Alain Lambert ? Eux-mêmes à la tête de collectivités locales, et normalement au fait de leurs difficultés budgétaires ?
Inquiétant tout ça, très inquiétant… Ou preuve que la course aux sous rend fou…
Ils pensent aux difficulté des citoyens qui paient des impôts toujours plus lourds pendant que la classe bureaucratico-cumularde se goberge tranquillement sans apporter la moindre amélioration à une situation catastrophique.
Ah oui ? En attaquant les collectivites locales, on attaque l aide sociale, les personnes agees, l aide aux enfants, les assistantes maternelles, le rsa, les collesges, les lycees et universites, les routes, il suffit de connaitre leurs attributions en droit pour savoir que ce sont elles et non l etat qui s occupent du quotidien des gens. Alors je ne vois pas ou ils pensent nous sauver de la catastrophe avec un rapport pareil… Si on etouffe les collectivites locales, c est la populztion qu on asphyxie. Et comme dit presselib, savoir ce qu ils ont du se faire payer pour ecrire ce rapport !!!! Ca en aurait fait bouffer du monde.
Ce n’est pas 50 millions d’€ à trouver avant 2017, il manque trois zéros pour le juste prix!!
Si l’on peut s’inquiéter en effet des coupes qui pourraient être faites dans les services réels destinés à la population et aux investissements productifs de l’Etat et des collectivités ; par contre, il y a certainement d’énormes économies à réaliser sur le financement de ces études bidons, sur les rapports faits sur les rapports, sur les demandes de subventions et appels d’offres faits entre services de l’Etat, sur les milliers de règles inutiles surveillées par autant de fonctionnaires pointilleux… Pour faire court, sur toute cette gesticulation onaniste de notre belle administration !