La gestion de l’aéroport de Pau a été confiée au groupement Air-Py, rassemblant la Chambre de commerce et d’industrie Pau Béarn (51%) et deux filiales de la Caisse de dépôts et consignations, Transdev et Egis.
Un bail de 12 ans, confié par le Syndicat mixte propriétaire du site, présidé par Jean-Paul Brin, adjoint au maire de Pau, avec une promesse d’investissements d’au moins 16 millions d’euros.
Et…
Air-Py prendra les manettes le 1er janvier 2017. La transition se fera en douceur puisque la plateforme béarnaise est aujourd’hui pilotée par la CCI qui reste majoritaire dans le nouveau dispositif.
L’objectif du nouvel opérateur est d’augmenter le nombre de passagers à plus de 840.000, soit une progression de 200.000 sur la durée du mandat. L’aérogare devrait bénéficier de quelques aménagements supplémentaires, ainsi que d’une nouvelle organisation avec notamment un enregistrement et un embarquement des passagers depuis le rez-de-chaussée

Le site de Pau-Uzein bénéficiera de l’apport de ses deux puissants partenaires. En effet, Transdev (86.000 collaborateurs) est un des leaders mondiaux de l’ingénierie et du conseil en matière de transports.
Tandis que Egis (13.000 personnes) gère plusieurs aéroports régionaux français, dont la grande plateforme low-cost de Beauvais. Avec un total de 14 aéroports dans le monde, le groupe gère 25 millions de passagers et 300.000 tonnes de cargo.
De sérieux atouts pour convaincre de nouvelles compagnies de venir s’installer en Béarn.
Selon la CCI Pau Béarn, “Le groupement Air’Py développera donc un programme d’investissements de plus de 16 millions d’euros sur 12 ans qui comprend notamment les créations d’un taxiway pour l’avion électrique e-fan, d’un parking avion tout cargo et d’un Poste Inspection Frontalier Equin. Ces équipements participeront au dynamisme des filières d’excellence du Béarn.
“Le programme d’investissements prévoit également le réaménagement du terminal actuel et la reconversion de l’ancienne aérogare imaginés par Egis. Cette nouvelle offre de commerces, de services et d’animations transformera l’aéroport en un lieu de vie unique, véritable vitrine du territoire, idéalement desservi par les nouvelles solutions de mobilité proposées par Transdev.
“Les efforts du groupement Air’Py porteront également sur le renforcement des liaisons notamment vers le Sud-Est de la France et la Corse ainsi que sur le développement de nouvelles lignes régulières vers les principales métropoles européennes. La ville de Pau et son territoire deviendront ainsi une destination proposée à une dizaine de villes en France et en Europe dès 2018”.
Le puissant groupe Vinci Airports n’a donc pas été retenu, comme l’un de ses principaux concurrents au niveau international, le canadien Lavalin. Ce dernier est au commande de l’aéroport de Tarbes-Lourdes et l’avenir dira si des collaborations restent possibles avec Pau, ou si la compétition va s’intensifier.
La situation du bassin de l’Adour est particulière avec 3 aéroports rivaux dans un petit périmètre, qui doivent résister à la montée en puissance impressionnante de Bordeaux et Toulouse.




…et tout cela est bien beau. Sauf que les destinations et les compagnies aériennes ne changeront pas. Nos clients (sur Pau) de l’étranger sont souvent retenus à Paris car le billet d’avion entre Paris et Pau par Air France frôle les 400 Euro (quand on n’a pas 25 ans ou réservé d’avance depuis des mois). Ce qui fait que je prends l’avion de Bilbao (45 fois dans l’année) avec le risque de la route pour arriver dans un aéroport sympathique avec du personnel qui traite le client comme un client, avec des restaurants et bars à tapas superbes et avec un prix pour le billet qui fait oublier les deux heures de route avant. Toujours mieux que de rester coincer dans un terminal 2G de Roissy CDG où arrivent les vols d’Air France depuis Pau. Je conseille à nos clients (environ 30 visites par ans) de viser Bilbao et on les cherche là-bas car à part pour Total et les très grandes entreprises, aucun intérêt de prendre Air France. Il n’y a aucun hub depuis Pau qui soit visé par Air France (à part Paris = cher et pénible). De Bilbao, vous pouvez aller directement! en Allemagne, en Hollande, en Angleterre, au Portugal, en Turquie sur les îles comme Mallorca et vous avez une multitude de destinations disponibles. L’aéroport n’est guerre plus grand que celui de Pau mais la différence de service et de destinations – bloquées par Air France et par la Chambre de Commerce à genou devant la grande entreprise dont le service laisse souvent à désirer – la différence est une différence de taille! Le client est un client à Bilbao, le parking est abordable, les destinations sont logiques et multiples, la restauration est bonne et abordable… Pau comme aéroport est splendide, il lui manque juste la bonne compagnie aérienne (à part Air France) et l’avion dans la bonne direction (en plus de la direction vers Paris – valable pour les gens des très grandes entreprises de la région…). Mon conseil: HOP, et vous êtes à Bilbao pour prendre l’avion dans de très bonnes conditions… Et si jamais, à Pau, on se rend compte de la chose (entre deux verres de Champagne à la Chambre de Commerce), qui, sait, peut-être que HOP retour (pour moi aussi).
Je pense qu’il est nécessaire d’évaluer les conditions économiques
Béarn zone de chalandise 300000 ha 2 aéroports régionaux dans un rayon de 100 km
Bilbao 2,5 millions d’ha l’aéroport de Saint Sébastien ne pouvant recevoir que des jets de moins de 100 places
En comparaison partons de Bordeaux ou Toulouse à 1 h 45 de PAU !
ce qui laisse à penser que la vocation de Pau continuera à être celle d’un Aéroport régional de deuxième niveau…
bravo patrick de stampa