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Les banques coupent les robinets à la LGV

Le 26 Nov. 2015

Interrogations confirmées sur la liaison Tours-Bordeaux, et encore plus en direction de Toulouse et des Landes

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Les crédits bancaires prévus en cette fin novembre pour financer les travaux de la ligne ferroviaire à grande vitesse ont été bloqués. Lisea, le concessionnaire, l’a confirmé hier en précisant que c’est la pérennité même du projet qui est en cause.

En fait, c’est la suite logique du bras de fer engagé avec la SNCF et l’Etat autour du nombre de dessertes quotidiennes. Un pavé de plus dans la marre pour ce dossier à rebondissements.

Ce qu’il faut savoir…


PL LGV 3La filiale du groupe Vinci qui a obtenu la concession de la ligne pour 50 ans avait déjà averti que son investissement ne pourrait pas s’amortir à moins de 19 allers-retours par jour.

Or, le Landais Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux Transports, a décidé de limiter ces dessertes à 16,5, coupant la poire en 2 par rapport à la demande de la Sncf  qui ne veut pas dépasser 13 allers-retours quotidiens.

 


PL LGV CHANTIERLisea doit financer 3,8 milliards d’euros, sur un coût total de 7,8 milliards. Le reste est à la charge des organisations publiques et ce n’est guère mieux de ce côté là puisque bon nombre de collectivités territoriales ont bloqué leurs versements. Bref, le financement de ce tronçon de la LGV Sur Europe Atlantique est dans l’impasse, d’autant plus que les caisses de l’Etat sont vides.

Le concessionnaire doit amortir ses 3,8 milliards d’euros en collectant des péages à chaque passage de TGV sur la ligne. Le barème a été fixé à environ 20 euros par kilomètre et par train. D’où le bras de fer sur le nombre d’allers-retours quotidiens.

 


lgv1Le consortium des 13 banques (dont 5 françaises) engagées sur le financement du projet a donc décidé de fermer les robinets en comptant sur l’onde de choc pour permettre à Lisea d’obtenir gain de cause. Simple. Non ?

Cette situation difficile aura forcément des répercussions sur le prolongement de la ligne vers Toulouse et vers les Landes.

4 commentaires au sujet de cet article

    1. La Ligne Droite des Landes, entre Bordeaux et Dax, a été le théâtre de tous les records de vitesse sur rail avant que la SNCF utilise ses LGV en construction pour battre ces records (ex. le dernier en date sur la LGV Est du côté de Chateau-Thierry dans l’Aisne).
      En vitesse commerciale, le 220-km/h était de mise.
      Donc, entre Bordeaux et Dax, la rénovation de la ligne classique serait suffisante pour assurer la grande vitesse (220-km/h). De même sur l’axe Dax-Pau.
      Pas besoin de LGV.
      Faut juste un peu d’intelligence de la part de RFF & SNCF.

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