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CRÉATEURS ET PASSIONNÉS – Lea Baldoni décroche l’argent mondial

Le 15 Nov. 2020

A 19 ans, la jeune paloise a remporté une médaille d’argent pour sa première participation à une Coupe du monde de canoë-kayak. Rencontre avec un talent en plein éclosion ici…

« Je pense que ça restera l’un de mes plus beaux souvenirs » s’est exprimée Lea après avoir décroché une belle deuxième place très prometteuse lors de cette épreuve qui se déroulait au stade d’eaux vives de Pau.


Première médaille pour une première participation à une compétition internationale. C’est sous les couleurs du Canada (nationalité de sa mère) qu’elle est montée sur la deuxième marche du podium, à droite de la Tchèque Veronika Vojtova.

« Ma famille a toujours été très sportive. J’ai grandi en faisant plein de sports différents, mais j’ai découvert le canoë-kayak seulement en 4e. Le Centre Nelson Paillou organisait une grande journée pour que les jeunes puissent découvrir de nouveaux sports et en essayant cette discipline, j’ai vraiment bien accroché », raconte Lea Baldoni, qui s’est ensuite inscrite à l’UNSS (Union nationale du sport scolaire).


La jeune Paloise a ensuite converti son père et son jeune frère au canoë-kayak. Lea Baldoni a également rejoint dans la foulée le club d’eaux vives Pau-Pyrénées. En à peine cinq ans, elle a considérablement gagné en assurance et affiné son coup de pagaie. « Quand je suis sur l’eau, je ressens beaucoup d’adrénaline et de plaisir. Il faut batailler avec les courants pour dompter cet élément ».

« En France, le canoë-kayak est plus développé, donc j’avais plus de chance de participer aux championnats mondiaux sous la bannière canadienne. Mais, je suis fière de représenter le Canada et d’avoir pu participer à cette compétition internationale », explique la jeune kayakiste.


Une préparation sous la covid-19…

« Malgré la pandémie, j’ai pu m’entraîner avec un groupe composé d’athlètes étrangers. Cet été, j’ai pu voyager dans certains pays de l’Est et j’en ai profité pour faire du canoë et m’entraîner ». A Pau, elle était la seule représentante du Canada (avec son frère), puisque l’équipe nationale a été bloquée par la covid-19

En parallèle des deux entraînements par jour (sauf le dimanche), Lea poursuit ses études à l’université, en deuxième année des STAPS (Sciences et techniques des activités physiques et sportives) à Tarbes. Elle a obtenu le statut d’athlète internationale, ce qui lui permet d’aménager son emploi du temps en fonction de ses entraînements.

Le week-end dernier, la jeune kayakiste s’est mesurée pour la première fois à des athlètes d’envergure internationale dans un stade d’eaux vives à huis clos. « Le fait que cette compétition se déroule sur mon terrain a enlevé du stress, mais ça ne m’a pas empêchée d’avoir un gros coup de pression sur la ligne de départ pour le slalom ! ».


Qualifiée pour les demi-finales en slalom (elle a fini à la 22e place), c’est le boardercross qui lui a permis de briller. « La Fédération française de canoë-kayak regroupe une multitude de disciplines. Le boardercross est malheureusement peu pris au sérieux. Les athlètes y participent plus pour se détendre et partager un bon moment. L’ambiance y est moins tendue », assure-t-elle.

L’épreuve consiste à parcourir une distance en eaux vives, le plus rapidement possible. Les départs se font par séries de quatre bateaux sur un parcours jalonné par deux à quatre bouées directionnelles, orientant le cheminement des pagayeurs. Après le départ, les bateaux ont le droit de se toucher, se croiser : c’est l’esprit même des départs groupés en confrontation directe.


Après avoir gravi son premier podium international, Lea Baldoni a repris le chemin des entraînements. « Nous allons avoir un gros bloc de préparation, en vue des différents rendez-vous sportifs. Je me prépare notamment aux sélections canadiennes annuelles, qui auront lieu à la fin de l’hiver », note celle qui rêve d’une nouvelle place sur le podium.

Son parcours ne sera peut-être pas un long fleuve tranquille, mais on lui souhaite bonne route !

Photos : Armelle Courtois et Clémence Mathieu

Un commentaire au sujet de cet article

  1. Quelle joie et quelle fierté pour des grand-parents confinés à 350 km qui ont pu suivre, en direct, les trois journées de compétition au plus haut niveau de leurs petits-enfants franco-canadiens. Très heureux, évidemment, de la médaille de Léa, mais à 16 ans, Alex, son frère a réussi, lui aussi, de belles performances tant en canoë qu’en kayak, tous deux parmi les meilleurs compétiteurs mondiaux et cela récompense bien tous leurs efforts quasi-quotidiens. Ils ont eu une si belle opportunité de découvrir ce sport à Pau, dans des installations extraordinaires et la très bonne ambiance du Pau Canoë-Kayak Club Universitaire qui compte de si nombreux illustres prédécesseurs. A bientôt pour vivre à nouveau de bien beaux moments de bonheur.

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