C’est la première, toute première fois qu’ils descendront dans la rue, ce mercredi 17 décembre. Non, non, il ne s’agit ni des avocats, ni des notaires, ni des huissiers de justice.
Ce défilé d’un genre étrange verra son exorde à Pau. Et ceux qui en seront les instigateurs et acteurs, c’est la fédération 64 du BTP (bâtiments et travaux publics). Plus de 1.000 professionnels sont attendus dans les rues.
Pourquoi initier ce mouvement dont les organisateurs espèrent qu’il se répandra bien vite dans tout l’hexagone ?
Ce qu’il faut savoir…
La raison : un gros, gros ras-le-bol, des chiffres catastrophiques (1.300 emplois perdus sur ces trois dernières années, et la fermeture de 260 entreprises du bâtiment pour la seule année 2014), une forte concurrence à bas coût des espagnols, des perspectives d’avenir inexistantes (deux ans en arrière, on leur promettait la construction de 500.000 logements ; ils ne parviendront même pas aux 300.000), et pas assez d’intérêt de la part du gouvernement à leur sens.
Car le BTP64 n’espère rien du CICE (crédit impôt compétitivité emploi), jugeant qu’il ne résoudra pas leurs problèmes de fond, tandis que la Loi Macron se souvient à peine de leur existence.
Estimant que le gouvernement n’a pas fait de la relance bâtiment l’une de ses priorités, ils descendront donc dans la rue, pour faire entendre leur inquiétude, leur angoisse, et leur colère. Ils voient en outre que la baisse des dotations aux collectivités territoriales va se répercuter sur leurs contrats.
Et au lieu de protester sans proposer, ils apportent des solutions concrètes : si les collectivités territoriales cédaient du foncier à bas prix (à Pau, ce sont 300 bâtiments qui sont abandonnés ou squattés), le secteur du bâtiment pourrait se relancer tout en aidant au logement des Palois qui en ont besoin. D’un point de vue plus général, au logement pour les Français.
Une façon de voir les choses qui peut, en effet, faire craindre l’effet boule de neige de cette colère à l’échelle nationale. Alors, sous les pavés du bâtiment, la plage ?
Leur marche de mobilisation débutera à 8h30 avec rassemblement devant la Direccte (Unité Territoriale des Pyrénées Atlantiques, Cité Administrative, Boulevard Tourasse à Pau) et à 10 heures début du défilé, tandis que des motions seront déposées à la mairie, à 11 heures, et en Préfecture à 12 heures.




La situation est vraiment critique dans notre profession. Si le gouvernement ne veut pas l’entendre beaucoup de petites entreprises vont déposer le bilan
Il faut être nombreux dans la rue pour montrer notre force
Vous aller dans la rue à l’appel de la fédération du bâtiment qui défend principalement les PME.
Pourquoi ne pas vous joindre aux autres organisations?
Quelles sont vos revendications et vos intérêts sont ils les mêmes que les artisans?
Moi je pense que comme d’habitude c’est le chacun pour soi qui prime et que ce genre de contestation restera stérile tant qu’une réelle prise de conscience collective n’aura pas lieu.
A savoir faire tourner l’économie locale et arrêter d’alimenter par vos achats en fournitures les multinationales basées au Luxembourg. Cesser l’emploi de main d’oeuvre à bas coût en laissant nos jeunes vivre des aides sociales .
Avec quel argent l’état peut il alimenter en travaux les PME locales.
impots taxes,TVA CICE…?
L’âge d’or est terminé ! Quand les artisans du coin facturaient 2 à 3 fois plus cher qu’ailleurs on ne les entendaient pas, ils se faisaient très discrets. Maintenant les consommateurs font jouer la concurrence et se renseignent sur les prix